dimanche 7 décembre 2014
vendredi 5 décembre 2014
Servir frais, chronique du millénaire
2 février 2000
La journée à l’envers
Par Lady Chesterfield
La journée avait commencé vite. Boum!
Le jour était là, ronflant dans la fenêtre. Il était sans doute déjà sept
heures du matin, le gris opalescent remplissait les carreaux. D’un œil, je
voyais avec satisfaction qu’il n’y avait pas de givre. «Tant mieux, tant mieux,
il ne fera pas trop froid.»
Et je me retournai sur le côté,
cherchant un peu de chaleur entre les couvertes.
Je rêvais.
Je rêvais que j’étais allongée avec
toi.
C’est embêtant les rêves. Ça n’allait
pas durer, ce n’était qu’un rêve matinal que le chat allait sans doute
interrompre d’ici quelques minutes. Les chats demandent toujours la porte dès
que le jour se lève. J’étais allongée à tes côtés. Nous étions nus. Le lit
était dans un salon en ville, dans un appartement. C’était en plein jour. Et
chaque fois que la brûlure de nos chairs me pinçait, et que pour y mettre un
terme il fallait s’enlacer, quelqu'un ou plusieurs personnes entraient, nous
saluaient, interrompant nos tentatives de se trouver amplement.
Et cela durait toute la journée.
Pendant tout ce temps, dans la fenêtre
du salon, un escargot avançait en mangeant la fenêtre goulûment.
Enfin le téléphone sonna.
C’était toi.
samedi 15 novembre 2014
Servir
frais
Chronique
du millénaire
Par
Lady Chesterfield
17
janvier 2000
Un
lundi
Très froid, les fenêtres sont très
habillées, plus qu’en été, des corsages dentelés moulent la vitre. Je fais
chauffer les nouilles de gros fettuccine très appétissants. L’aspirateur est
mort aujourd’hui. C’était un valeureux robot et il a réussi à franchir l’an
2000 et quelques jours. Non, ce n’est pas l’interrupteur ni la prise. Il semble
que le moteur ait eu chaud ou qu’il a fondu tout simplement. Il m’a donné mal
au dos, ce crétin. Je ne sais pas pourquoi je me retiens de ne pas le balancer
par-dessus bord dans la boîte à rebut.
Troïka
Il y en a
Ils veulent dessiner ça
Une gerbe de glace
Nous, on dit des glaçons
Décrochés comme la lune
Par leurs mains éblouies
Lundi des privilèges
City Bank, Banque Nationale
Veulent de la platine dans leur frigo
On s’en fout, on s’en balance
De la dépense d’énergie
Ouvre la fenêtre
Elle a quelques attraits
La tentation est grande de dessiner
Vous ne le croirez pas, il y a de l’eau
Dans les trois verres de vodka
Troïka où il n’y a pas encore de vodka
samedi 23 août 2014
mardi 29 avril 2014
L'imagination débordante d'une fresquiste
Inventio, par Désirée
Szucsany, «L’imagination débordante d’une fresquiste», Le Mirabel, vendredi 18
avril 2014, Arts et spectacles, p.20.
Par Frédérique David
Les fresques et les toiles de
Désirée Szucsany sont exposées jusqu’au 28 avril à la galerie d’Ici par les
Arts, à St-Jérôme. L’exposition Inventio est l’occasion de découvrir les
oeuvres d’une artiste inspirée par les reliefs qui explore les formats et les
matières.
«Pour se défendre dans la vie, il
faut de l’inventio», peut-on lire sur le carton d’invitation de l’exposition.
«Il faut de l’imagination pour pouvoir se sortir de toute situation», ajoute
Désirée Szucsany dont l’oeuvre reflète avec beauté cette débordante imagination
qu’elle possède.
L’exposition de Désirée Szucsany
propose une belle variété de formats et d’approches. L’artiste, qui expose pour
la première fois en solo à ICI par les Arts, souhaitait présenter les quatre techniques
qu’elle utilise. Toutefois ce sont ses oeuvres en relief qui attirent toujours
le plus l’attention du public. Ce sont également celles qui ont fait le plus
appel à l’imagination de l’artiste qui a développé une technique unique en
1986. «Il s’agit d’une technique de relief sur fragments de murs,
explique-t-elle. Après avoir essayé différents matériaux trop lourds ou trop
fragiles, j’ai opté pour des morceaux de gypse.»
Pour Désirée Szucsany qui a longtemps
réalisé uniquement des fresques et des murales, cette technique était presque une suite logique
puisqu’elle nécessite des morceaux de murs. «Dès que j’ai essayé de petits
formats, il y a eu un engouement pour ces fresques portatives», dit-elle.
J’utilise les mêmes outils qu’un sculpteur sur bois.»
Grâce à cette technique,
l’artiste peut même se targuer d’utiliser des matériaux recyclés. «Je n’ai jamais
eu à acheter de gypse puisque les gens de mon village m’apportent les morceaux
qui leur restent quand ils font des travaux», explique Désirée Szucsany qui
réside à Saint-Faustin-Lac-Carré.
Adepte de grands formats
L’historienne de l’art dit
s’inspirer des bas reliefs et de l’art rupestre.
«J’aime les murs, les parois,
tout ce qui concerne le support», confie l’artiste qui s’enthousiasme
lorsqu'elle évoque ses oeuvres grands formats.
«Le corps a un rapport différent
à l’oeuvre quand on réalise de grands formats, dit-elle. Je ressens une tension
plus élevée à faire de petits formats.»
Malgré son amour pour les
fresques, Désirée Szucsany s’adapte à la réalité et propose même de très petits
formats, plus accessibles au grand public.
«C’est un principe qui vient de
ma famille, dit-elle. Mes deux parents sont des artistes, et nous avons
toujours fait en sorte de rendre l’art accessible à tous!»
Lorsqu’elle ne crée pas une
fresque ou un tableau, Désirée Szucsany écrit des romans. L’artiste
multidisciplinaire en a déjà publié une quinzaine. Elle a également emporté le
Grand Prix du Conseil de la Culture des Laurentides en 2001.
dimanche 13 avril 2014
INVENTIO, exposition par Désirée Szucsany
| Guitare en vacances, 61 x 61 cm, 450,00 |
INVENTIO
Désirée Szucsany présente fresques et toiles
du 3 au 28 avril 2014
Ici par les arts
712, rue Saint-Georges
Saint-Jérôme, Québec
J7Z 5C9
Infos:
Ici par les arts : 450-569-4000
Chez Désirée: 819-688-2117
Horaire:
Mardi, mercredi et vendredi : 9 à 17 heures.
Jedi : 9 à 21 heures
Samedi: 11 à 16 heures
Dimanche et lundi : FERMÉ
dimanche 18 novembre 2012
Sommet
vendredi 24 août 2012
Fragments de pays
24 août 2012
Une nouveauté, une anticipation de ce que sera l'automne... Il est rare que je fasse des paysages, je ne peux résister à ce désir tant l'attrait est puissant au contact de mes amies et amis peintres paysagistes.
La chaleur enveloppe les corps
L'ÉTÉ INDIEN
par Désirée Szucsany
Une nouveauté, une anticipation de ce que sera l'automne... Il est rare que je fasse des paysages, je ne peux résister à ce désir tant l'attrait est puissant au contact de mes amies et amis peintres paysagistes.
Je vois les oiseaux se rapailler et les bernaches se bercer.
Sur les eaux, des oies s'échappent.
La chaleur enveloppe les corps
le soleil éclabousse nos yeux
| L'été indien, Indian Summer, 2012, 400,00$ |
mercredi 21 décembre 2011
Désirée Szucsany à la Place de la Gare, Mont-Tremblant
S Z U C S A N Y
Exposition des fresques et huiles
janvier 2012
Équus, huile sur panneau de bois, par Désirée Szucsany, 2011
Place de la Gare
1886, chemin du village
Mont-Tremblant
Du mercredi au dimanche : de 10 heures à 16 heures
Courrier électronique: desz5@hotmail.com
Téléphone : (819) 688-2117 Téléphone de la Galerie : 819-429-5529
Site:desireeszucsany.blogspot.com
mardi 18 octobre 2011
L'ARRIVÉE AU CHÂTEAU
S Z U C S A N Y
présente
L’arrivée au château
Exposition des fresques et huiles
1er octobre au 31 octobre 2011
TOUR DE LA BOURSE
800, avenue du Square Victoria, Montréal
desireeszucsany.blogspot.com
800, avenue du Square Victoria, Montréal
desireeszucsany.blogspot.com
mercredi 14 septembre 2011
Critique de Benoît Routhier
Désirée Szucsany : La Passe,
Québec, Le Soleil, samedi 27 juin 1981
Une critique de Benoît Routhier
La passe
Je note pour l’avoir lu avec un certain enchantement, inégal toutefois, le second volume de Désirée Szucsany, «La passe». Il s’agit de six récits dans lesquels l’auteur donne libre cours à ses phantasmes. De ce deuxième livre de l’auteur de «La chasse-gardée» j’ai préféré les récits suivants : La brèche et Mourir à Goa. «La brèche» raconte joliment les indiscrétions d’une personne qui loge à côté de deux amoureux à vive sensualité. La brèche dans le mur se refermera, malheureusement sur la fin de l’amour. «Mourir à Goa» dit une histoire d’amour inusitée et déroutante comme le sont d’autres récits du livre. Car le lecteur est souvent écartelé, ce qui n’est pas nécessairement un défaut, entre la réalité et les jeux provenant de la production de l’imagination de Désirée Szucsany, cette Montréalaise de 26 ans, née d’un père hongrois et d’une mère québécoise.
LA PASSE, critique par Clément Trudel, 1981
Le Devoir
Critique de La Passe, par Clément Trudel
Carnet de lecture
Linhart, Aranguiz, Szucsany et Crossman
Pour Désirée Szucsany, écrire est certes une passion. Six brefs récits (La Passe, Quinze, prose entière) nous en apportent la preuve. Visuelles, ces nouvelles sortent en technicolor sur l’écran neutre du lecteur. Dans «La brèche», le narrateur fait fonction de cameraman et dans «Le portrait» nous est donnée une saisissante description d’une femme point jeune («vieilles joues où dérapent les souvenirs des baisers») qui a autrefois beaucoup fréquenté les théâtres ; qui sait, peut-être fut-elle actrice elle-même. La moins mince de ces nouvelles («Monsieur Simpson») emprunte même à un scénario son style, allant jusqu’à inclure des points de repère, sympathiques ou pas à la narratrice : Manhattan et Rocky trouvent grâce à ses yeux mais ce Jamais deux sans toi qui emmerde le peuple, nenni!
La Passe est la deuxième oeuvre publiée de la jeune auteur, après La chasse gardée. À chacun ses fantasmes, dirait Nancy Friday ; je ne suis pas sûr que certains types féminins (deux sont cleptomanes) trouveront grâce auprès des académies émancipatrices. Désirée Szucsany cultive un parti-pris de dépaysement («Mourir à Goa» et semble habile à éviter les «remake» de Maria Chapdelaine. Dans «L’hiver rebelle», cette Natacha trahie par Aurèle attend la paix, «et qu’il neige pour de vrai» mais on est loin de Péribonca, la gare n’a rien à voir avec nos faiseurs de tourtières et... les jurons sortent en véritable kalmouk. «Six récits tendus par la sensualité... dans six décors différents», dit l’éditeur dans une présentation accrocheuse. De ce livre aux récits bien ramassés, j’ai tiré une satisfaction généralisée ; la phrase coule bien, l’on se prend à espérer que D..S., ayant fini de se préoccuper des lecteurs-complices, ouvrira toutes grandes les vannes et nous apportera une oeuvre de plus longue haleine. La Passe constitue une pierre d’attente ; les arrhes qu’y verse l’auteur sont de qualité.
Désirée Szucsany, La Passe. Quinze/prose entière, Montréal, 1981, 124 pages.
ENTEVUE 1981
Journal de Montréal /samedi 16 mai 1981
Les auteurs de chez nous
Jean-Guy Martin
Désirée Szucsany désire être aux anges
Elle aurait pu naître dans la vallée du Nil et mourir dans celle des reines ; mais elle est née à Montréal et préfère jouer avec les mots qu’avec les bandelettes des momies. Avec le nez qu’elle a, la bouche qu’elle a, on inclinerait à dire qu’elle porte l’Égypte en elle. Or, Désirée Szucsany convoite toujours une partie de la Hongrie, lieu d’origine de son père. Et c’est pourtant ici qu’elle a choisi d’écrire. Son premier roman «La Chasse-gardée», parut l’année dernière, sous sa propre maison d’édition, «Déesse». Remarqué tout de suite par une autre maison d’édition, un deuxième manuscrit est accepté d’emblée. Sorti récemment aux éditions Quinze, «La passe» est une succession de courtes nouvelles.
Les préoccupations de Désirée Szucsany ne sont pas uniquement d’ordre littéraire! Les maisons d’éditions, telles qu’elles existent aujourd’hui, ne la satisfont pas. «L’écrivain est la matière première d’un livre et pourtant l’éditeur ne lui verse que 10% des ventes, deux fois par année. En plus, l’écrivain peut être lié à une maison d’édition par un contrat des plus arbitraires. Qui sait si l’éditeur publiera 5000 exemplaires au lieu de 2000? Le créateur, dans cette affaire, ne peut vérifier la production, il subit, c’est tout. En ce sens, il devrait y avoir de moins en moins d’écrivains qui acceptent de signer des contrats les liguant à une seule maison d’édition. On se croirait au temps du servage, où le serf n’avait pas le droit de changer de maître.»
Cette rébellion l’amène donc à fonder sa propre maison d’édition, opérant sous forme de coopérative. Ainsi, chaque écrivain aura un contrôle direct sur sa production et sa distribution. Il n’aura pas à supporter le joug paternaliste de la vieille garde! Si, pour un temps, Désirée Szucsany joue le jeu d’esclave, ce n’est que pour mieux s’affranchir. «Publier chez un éditeur connu apporte une crédibilité que l’édition artisanale n’offre pas encore.»
Elle écrit comme on peint, à grands traits impressionnistes, sans s’arrêter aux descriptions nuisibles à l’absolu.
Il ne suffit pas dire que la guerre est terminée. L’auteur croit qu’elle persiste, aujourd’hui même! «Depuis 35 ans, c’est la guerre froide et les femmes résistent autant qu’en 1939.» Une des nouvelles : «L’hiver rebelle» parle de l’absence de l’homme durant la guerre et cette solitude prégnante, étouffante de la femme vivant l’immobilité du temps : «Du lit, je voyais ses vêtements dans la penderie, immobiles, si immobiles. J’étouffais mes cris dans l’oreiller. J’aurais voulu décrocher ses nippes, il me semblait pendu, là!» En temps de guerre ou non, l’homme déserte, fuit, expose son inflation amoureuse, son impossibilité romantique. Désertion constante, quand tu nous tiens! Ou cette autre nouvelle, «Mourir à Goa» avec les relents de cadavres pourris, la lèpre courant dans les rues, la morosité de tout ce monde aux Indes. «Dans ce quartier de Goa, les odeurs du port emprisonnent les effluves de la mer. La chaleur humide se déplace, chargée de sel et la foule piétine sur la place du marché, en quête de provisions et de magie.» On pense à «India Song» de Marguerite Duras. Liaison fortuite, sensualité constante, langueur des passions, le piano lascif en contrepoint. Il faut le dire, Désirée Szucsany aime les atmosphères ténébreuses, ombragées, néanmoins, au détour d’un mot, un arc-en-ciel, une mélopée, un mythe, une alchimie à la Chagall... qu’elle adore, dont elle conçoit l’animalité et la souplesse des personnages, leur désir d’apesanteur (plus souvent qu’autrement la tête en bas) et son obsession du mythe, d’une part, et d’autre part du texte biblique. Elle l’affirme : «Je ne suis pas à l’âge adulte» et Chagall ironisant : «Je suis un enfant d’un certain âge». Connivence d’enfants qui ne se font plus passer des vessies pour des lanternes.
«Le théâtre de la cruauté» d’Artaud influence l’écrivain en pleine pulsion. Il lui faut caricaturer, excéder les personnages, les exorciser, les pousser à bout ; atteindre, par là, la cruauté la plus pure, la violence divine, en quelque sorte, une expiation sadique opiniâtre : «J’enfle moi-même mes drames, je cristallise toute impression, je joue à l’extrême sans rien éviter, faut être cascadeur... sans cela...» L’écriture est un choix diabolique, méthodique, qui ne supporte pas la concurrence, elle détermine parfois une vie austère qui ne s’envoie en l’air que sur le papier. L’allégorie écrite, exutoire parfait d’une vérité trop froide, ne sied pas à Désirée Szucsany. Elle a trop lu les auteurs russes, Nabokov, Tolstoï, Dostoïevski, Gogol, pour être sans savoir que les récits historiques ne passent pas forcément à côté de l’humain et qu’ils ont même un côté franchement naturaliste. Celle qui toute jeune préférait les dictées... au reste aurait voulu parler plusieurs langues avant l’âge de 30 ans. Le chinois l’intrigue ; écrire un signe, un seul qui façonne une image, un concept, exprime adroitement ce vers quoi elle tend. Il lui reste encore à écrire en arabesques et faire à travers cela des traductions de poètes hongrois. Sandor Petöfi sera peut-être le premier. Révolutionnaire en 1848, il manifesta en faveur des réformes. Son style lyrique l’amena à chanter la grande plaine hongroise, il mourut à l’âge de 26 ans, sur un champ de bataille. Avant cela, elle traversera peut-être l’enfance et se retrouvera en plein roman social, là où elle veut exulter aux anges elle sera alors!
La Chasse-gardée, roman, 1980
Réginald Martel
Littérature
Les douleurs de la chasse
Un mot encore, cette fois de la Chasse gardée, «roman incestueux» de Désirée Szucsany, édité à compte d'auteur de façon artisanale. C'est un roman qui n'est pas très bien construit, et cette construction rend le récit parfois confus. La grammaire est un peu déficiente, aussi. Pourtant, ce livre contient des pages d'amour, une exploration des sentiments qui est faite avec tant de sincérité qu'on ne peut pas être séduit par le ton très juste, très émouvant souvent qui traverse tout le livre, et qui rend compte avec une fidélité probable du difficile apprentissage de vivre qui est celui des filles violées par leur père, ou par quelqu'un d'autre, et qui cherchent, douloureusement mais avec une générosité intacte, ce prétexte à vivre qui fait la qualité des êtres beaux. La Chasse gardée, c'est une intéressante recherche du paradis perdu, ou jamais eu.
LA CHASSE GARDÉE, roman de Désirée Szucsany, 170 pages. Sans éditeur, Montréal, 1980.
CRITIQUE
Critique de La passe, par Madeleine Ouellette-Michalska
Châtelaine, octobre 1981, p. 26
Livres
Les tumultes de l’amour
Chez Désirée Szucsany le choc amoureux ressemble à un jeu dangereux, un dramatique rapport de force où la vengeance mûrit lentement. Les six récits qui constituent La passe nous montrent l’amour comme un combat inégal d’où l’on sort blessé si l’humour ou la fuite ne s’en mêlent.
Mais quelle beauté dans l’écriture. Désirée Szucsany sait reconstituer des lieux, des sentiments, des climats et des souvenirs. Elle possède une plume ensorcelante. Gravité de ceci : «Cette femme a aimé une fois et failli en mourir.»
vendredi 20 mai 2011
Concert Messe en mer
Désirée Szucsany, auteure et poète, chante ses poèmes, accompagnée de Samuel Charrois, au piano. Le thème Messe en mer, suggère le voyage au long cours. La poésie et le piano vous feront parcourir des territoires inconnus, des rêves et des pensées sur le monde. Vous aborderez de nouvelles cités de rêves et rirez en compagnie de notre équipage. Une brève escale vous permettra d’accoster l’univers humain des Laurentides.
Ce voyage d’une heure en mer, est une croisière au pays du fantastique. La signature sonore, oeuvre originale de Samuel Charrois, vous séduira. Les textes de Désirée Szucsany vous charmeront, ainsi que sa voix.
Messe en mer est un concert au caractère intimiste et chaud, une brise des îles de la Madeleine, un souffle des rivières du Nord. Vous entendrez vos propres rires et vos pensées surgiront de votre âme. Le bonheur est à l’horizon.
Messe en mer
21 mai 2011
Salle des arts de la bibliothèque Samuel-Ouimet
1145, rue de Saint-Jovite, Mont-Tremblant
Heure : 19 heures
Prix d’entrée : 20,00.
Réservations : (819) 688-2117
Pierres précieuses
Exposition des fresques, huiles et dessins de Désirée Szucsany
Les pierres ont de la mémoire et qui ne rêve pas de les accrocher aux murs de sa maison?
C’est possible.
L’artiste propose une matière plus légère, et crée l’effet rugueux ou poli, une texture néolithique ou encore plus ancienne. Qu’aimons-nous des pierres? Les dessins fantastiques que l’érosion a produits? Certes...
L’artiste ne sait se satisfaire de reproduire ou copier la nature. Son esprit fouisseur, chercheur, en rajoute. Or, dans sa quête de l’éternité, la pérennité de la pierre est séduisante. Sa résistance fait ses preuves sur les parois des cavernes rupestres, sur les temples et dans les architectures de tous âges. L’attrait est puissant dans ce monde aspirant à la stabilité. Présence rassurante, la pierre ouvrée par l’artiste offre sa part d’humanité au collectionneur d’oeuvres.
Parmi les fresques de Désirée Szucsany, vous trouvez les traits de la pierre et de l’argile sur les fresques aux formats s’adaptant aux intérieurs modernes. Fragments de murs antiques, éléments picturaux et formes connues fréquentent des abstractions et des portions figuratives. Au cours de l’exposition Pierres précieuses, vous découvrez aussi des huiles sur panneaux de bois et une petite série sur toile. Et une preuve d’imagination, de science appliquée : l’art.
Pierres précieuses
Exposition des fresques, huiles et dessins
par Désirée Szucsany
Du 1er juin au 30 juin 2011
Vernissages : jeudi 2 juin et dimanche 5 juin 2011
Galerie Rendez-vous
625, rue Sainte-Catherine Ouest, Montréal
Les Promenades Cathédrale métro McGill
Lundi, mardi, mercredi : 10h00 à 18h00
Jeudi et vendredi : 10h00 à 21h00
Samedi et dimanche : 11h00 à 17h00
téléphone : 819-688-2117, 514-793-2526, 514-680-4987
Désirée Szucsany, fresquiste
Courrier électronique: desz5@hotmail.com
Téléphone : (819) 688-2117
jeudi 17 mars 2011
Nuit laurentienne de poésie
Samedi, 26 mars 2011
Désirée Szucsany chantera Messe en mer, un poème
à la Nuit laurentienne de poésie
Messe en mer
Sous la table et sous le vent
Tu retrousses ma jupe, les mains sous le genou
le ciel soulève ses cuisses,
Nous bavons de la salive des escargots
La moiteur de l’air nous endort
Oû nous sommes, tu le devines
Le vent feule sur tes lèvres
Tu fais le mouton des nuages
Nous sommes polissons
Braves d’embrasser nos bouches
De rouler des bonbons enrobés de cannelle
Couchés dans les barques endormies
Devant les badauds de pierre.
Nos yeux nous sourient.
Et tes pieds caressent les caissons
Le foin des cercueils baise la plage
Tu me fais l’amour sur un coquillage
La mer mange mon oreille de son
Nous faisons des bruits de voyage
Les dunes rient sur le sable de ta main
Ta bouche goûte les oranges du matin
Les vagues promènent leurs enfants
Nous montons leurs chevaux
Dorment les rames au fond du cerveau
Où allons-nous, je le devine
Tes lèvres rêvent sur mes épaules
Le fleuve berce nos jambes et nous entrons
Dans la caverne bleue des poissons
Où soupent des huitres et des poulpes
Nous apportons des chandelles au feu de sel
Et brûlons l’amour devant nos hôtes
Et nous jurons de ne jamais plus quitter le ciel.
Nuit laurentienne de poésie
Théâtre des Marais
1201 dixième rue, Val-Morin
Heure : 19h30
entrée : 20,00$
En complicité avec les poètes:
Hélène Dorion, Saint-John Kauss, Pierre Desruisseaux, Ionut Caragea et
Tristan Malavoy
comédienne: Louise Deschatelets
lectrice : Marie Roberge (textes de Danielle Fournier
musiciens:
Michel Limoges, Samuel Charrois, Cléo Palacio Quintin
vendredi 25 février 2011
Totem au Quai des brumes
Le 19 janvier 2011, je suis allée au Quai des brumes, à Montréal, peindre en direct, en compagnie de Yannick Tremblay. C'était la pleine lune, les gens sortaient prendre l'air, fébriles les artistes se donnaient. Il faisait chaud, la bière était bonne et le repas plein de salades. J'ai peint Totem, une famille, je ne sais pourquoi, parfois, je voudrais que nous soyons trois. Nous aurions plus de bras, plus de gestes. Je suis seule, toutefois. Totem est la première oeuvre de 2011.
| Totem encre par Désirée Szucsany 250,00 |
lundi 29 novembre 2010
LA COLLECTION DE PARIS
S Z U C S A N Y
présente à son studio
LA COLLECTION DE PARIS
Exposition de dessins, fresques et huiles
Du 3 au 19 décembre 2010
Vernissage : vendredi 3 décembre, de 15h00 à 19h00
samedi, 4 décembre, de 15h00 à 19h00
Autoroute 15 Nord, Route 117 Nord,
Sortie Saint-Faustin-Lac-Carré
Désirée Szucsany, historienne d’art et fresquiste
336, rue de la Gare, St-Faustin-Lac-Carré, Qc, J0T 1J1
Courrier électronique: desz5@hotmail.com
Téléphone : (819) 688-2117
Site : desireeszucsany.blogspot.com
LA COLLECTION DE PARIS
par Désirée Szucsany
présente à son studio
LA COLLECTION DE PARIS
Exposition de dessins, fresques et huiles
Du 3 au 19 décembre 2010
Vernissage : vendredi 3 décembre, de 15h00 à 19h00
samedi, 4 décembre, de 15h00 à 19h00
Autoroute 15 Nord, Route 117 Nord,
Sortie Saint-Faustin-Lac-Carré
Désirée Szucsany, historienne d’art et fresquiste
336, rue de la Gare, St-Faustin-Lac-Carré, Qc, J0T 1J1
Courrier électronique: desz5@hotmail.com
Téléphone : (819) 688-2117
Site : desireeszucsany.blogspot.com
LA COLLECTION DE PARIS
par Désirée Szucsany
C’est un rêve d’exposer à Paris, vingt oeuvres qui rassemblent des fresques, des encres, des huiles et dorures, si chères au Louvre, un pays en soi, vaste Musée dans un pays francophone. Je présente ces tableaux en exclusivité dans mon atelier, au Québec, avant de les transporter vers la ville lumière. Il y a une Perspective, un relief sur papier, pieux hommage à la Renaissance. Puis, Imprimatur, un fragment de mur en forme serpentine, importante pièce, sa symbolique fait tiquer, la coupure avec le monde de l’imprimerie, vaste mot contenant le savoir qui fut d’abord inscrit sur les murs, par l’image. Censure, est la seconde oeuvre exprimant, à un degré plus chaud, le malaise des lettres, oui, Censure est un collage provocateur, à la Prévert, son chic fait craquer le cadre.
Et si vous n’avez pas vu Âme, c’est que ce tableau n’est jamais sorti de l’atelier. Sa présence est intense, je n’osais le présenter en public jusqu’à ce jour. Il est rare que je dessine un objet. Dans ce tableau, luit un miroir ovale.
Deux petites constructions en métal et bois méritent de figurer dans la collection, Moineau des villes et Coeur fragile, elles font parfois sourire la naïveté, un peu d’Arte Povera ne nuit pas par les temps qui courent. Par contre, Élément féminin est grandiose, une lingerie intime livre ses détails, gravés sur l’huile à la pointe sèche. L’envolée du vêtement favorise un rapprochement entre la liberté et ses beautés.
Une sculpture s’étonne au milieu des tableaux, La famille foulant la misère, trois personnes, les yeux levés au ciel, voient la pluie, le soleil, et pendant ce temps, leurs pieds foulent un terne serpent. Le père est au centre, il entoure de son bras, la femme à l’enfant, femme au chignon ramené sur la nuque, les bouches sont ouvertes, devinez pourquoi. L’or coule entre leurs lèvres.
Monte Cristo, un collage, enferme la forêt précieuse et ses mordorés. Maternité est grave, l’enfant s’échappe de la mère aux prises avec trois rois mages aux mines sévères, cubiques, sur des draps orangés coupant les brunes toges. Sur la plage, la sérénité et la chaleur reviennent en vagues. Un homme, un Noir, est allongé avec son fils, sur le sable. La mer pond sa buée matinale. Sur la plage est un pastel de grand format, la plage ne peut être contenue dans un petit cadre.
Il y aura aussi Furioso, un cheval de Troie, en pose de ruade. Ivy Lee, une scène aux sources su fleuve Saint-Laurent, quand le vent couche le soleil, suivi de Tempête, une huile marine. Parmi les encres, Trapèze, en sépia, visages souriants d’acrobates, c’est avant de plonger, une oeuvre de jeunesse. Et comme décembre montre ses cornes, j’ajoute une fresque à la collection, c’est le Capricorne.
28 novembre 2010
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