dimanche 7 décembre 2014
vendredi 5 décembre 2014
Servir frais, chronique du millénaire
2 février 2000
La journée à l’envers
Par Lady Chesterfield
La journée avait commencé vite. Boum!
Le jour était là, ronflant dans la fenêtre. Il était sans doute déjà sept
heures du matin, le gris opalescent remplissait les carreaux. D’un œil, je
voyais avec satisfaction qu’il n’y avait pas de givre. «Tant mieux, tant mieux,
il ne fera pas trop froid.»
Et je me retournai sur le côté,
cherchant un peu de chaleur entre les couvertes.
Je rêvais.
Je rêvais que j’étais allongée avec
toi.
C’est embêtant les rêves. Ça n’allait
pas durer, ce n’était qu’un rêve matinal que le chat allait sans doute
interrompre d’ici quelques minutes. Les chats demandent toujours la porte dès
que le jour se lève. J’étais allongée à tes côtés. Nous étions nus. Le lit
était dans un salon en ville, dans un appartement. C’était en plein jour. Et
chaque fois que la brûlure de nos chairs me pinçait, et que pour y mettre un
terme il fallait s’enlacer, quelqu'un ou plusieurs personnes entraient, nous
saluaient, interrompant nos tentatives de se trouver amplement.
Et cela durait toute la journée.
Pendant tout ce temps, dans la fenêtre
du salon, un escargot avançait en mangeant la fenêtre goulûment.
Enfin le téléphone sonna.
C’était toi.
samedi 15 novembre 2014
Servir
frais
Chronique
du millénaire
Par
Lady Chesterfield
17
janvier 2000
Un
lundi
Très froid, les fenêtres sont très
habillées, plus qu’en été, des corsages dentelés moulent la vitre. Je fais
chauffer les nouilles de gros fettuccine très appétissants. L’aspirateur est
mort aujourd’hui. C’était un valeureux robot et il a réussi à franchir l’an
2000 et quelques jours. Non, ce n’est pas l’interrupteur ni la prise. Il semble
que le moteur ait eu chaud ou qu’il a fondu tout simplement. Il m’a donné mal
au dos, ce crétin. Je ne sais pas pourquoi je me retiens de ne pas le balancer
par-dessus bord dans la boîte à rebut.
Troïka
Il y en a
Ils veulent dessiner ça
Une gerbe de glace
Nous, on dit des glaçons
Décrochés comme la lune
Par leurs mains éblouies
Lundi des privilèges
City Bank, Banque Nationale
Veulent de la platine dans leur frigo
On s’en fout, on s’en balance
De la dépense d’énergie
Ouvre la fenêtre
Elle a quelques attraits
La tentation est grande de dessiner
Vous ne le croirez pas, il y a de l’eau
Dans les trois verres de vodka
Troïka où il n’y a pas encore de vodka
samedi 23 août 2014
mardi 29 avril 2014
L'imagination débordante d'une fresquiste
Inventio, par Désirée
Szucsany, «L’imagination débordante d’une fresquiste», Le Mirabel, vendredi 18
avril 2014, Arts et spectacles, p.20.
Par Frédérique David
Les fresques et les toiles de
Désirée Szucsany sont exposées jusqu’au 28 avril à la galerie d’Ici par les
Arts, à St-Jérôme. L’exposition Inventio est l’occasion de découvrir les
oeuvres d’une artiste inspirée par les reliefs qui explore les formats et les
matières.
«Pour se défendre dans la vie, il
faut de l’inventio», peut-on lire sur le carton d’invitation de l’exposition.
«Il faut de l’imagination pour pouvoir se sortir de toute situation», ajoute
Désirée Szucsany dont l’oeuvre reflète avec beauté cette débordante imagination
qu’elle possède.
L’exposition de Désirée Szucsany
propose une belle variété de formats et d’approches. L’artiste, qui expose pour
la première fois en solo à ICI par les Arts, souhaitait présenter les quatre techniques
qu’elle utilise. Toutefois ce sont ses oeuvres en relief qui attirent toujours
le plus l’attention du public. Ce sont également celles qui ont fait le plus
appel à l’imagination de l’artiste qui a développé une technique unique en
1986. «Il s’agit d’une technique de relief sur fragments de murs,
explique-t-elle. Après avoir essayé différents matériaux trop lourds ou trop
fragiles, j’ai opté pour des morceaux de gypse.»
Pour Désirée Szucsany qui a longtemps
réalisé uniquement des fresques et des murales, cette technique était presque une suite logique
puisqu’elle nécessite des morceaux de murs. «Dès que j’ai essayé de petits
formats, il y a eu un engouement pour ces fresques portatives», dit-elle.
J’utilise les mêmes outils qu’un sculpteur sur bois.»
Grâce à cette technique,
l’artiste peut même se targuer d’utiliser des matériaux recyclés. «Je n’ai jamais
eu à acheter de gypse puisque les gens de mon village m’apportent les morceaux
qui leur restent quand ils font des travaux», explique Désirée Szucsany qui
réside à Saint-Faustin-Lac-Carré.
Adepte de grands formats
L’historienne de l’art dit
s’inspirer des bas reliefs et de l’art rupestre.
«J’aime les murs, les parois,
tout ce qui concerne le support», confie l’artiste qui s’enthousiasme
lorsqu'elle évoque ses oeuvres grands formats.
«Le corps a un rapport différent
à l’oeuvre quand on réalise de grands formats, dit-elle. Je ressens une tension
plus élevée à faire de petits formats.»
Malgré son amour pour les
fresques, Désirée Szucsany s’adapte à la réalité et propose même de très petits
formats, plus accessibles au grand public.
«C’est un principe qui vient de
ma famille, dit-elle. Mes deux parents sont des artistes, et nous avons
toujours fait en sorte de rendre l’art accessible à tous!»
Lorsqu’elle ne crée pas une
fresque ou un tableau, Désirée Szucsany écrit des romans. L’artiste
multidisciplinaire en a déjà publié une quinzaine. Elle a également emporté le
Grand Prix du Conseil de la Culture des Laurentides en 2001.
dimanche 13 avril 2014
INVENTIO, exposition par Désirée Szucsany
Guitare en vacances, 61 x 61 cm, 450,00 |
INVENTIO
Désirée Szucsany présente fresques et toiles
du 3 au 28 avril 2014
Ici par les arts
712, rue Saint-Georges
Saint-Jérôme, Québec
J7Z 5C9
Infos:
Ici par les arts : 450-569-4000
Chez Désirée: 819-688-2117
Horaire:
Mardi, mercredi et vendredi : 9 à 17 heures.
Jedi : 9 à 21 heures
Samedi: 11 à 16 heures
Dimanche et lundi : FERMÉ
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